Le saviez-vous ? Le calendrier romain marque au 21 avril 753 avant Jésus-Christ la fondation de Rome.
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• Interieur

Le vaisseau de la basilique Saint-Pierre, aux dimensions imposantes réunit toute l'harmonie et l'équilibre de ses proportions, de ses ornements et de sa décoration, dans une pompe resplendissante, une magnificence absolue, un triomphe indiscuté.

Maderno, et Michel-Ange à qui il avait succédé, ont suivi le même projet d'un édifice démesuré couronné d'une prestigieuse coupole. Huit-mille personnes peuvent y prier ensemble. On confesse en toutes les langues.

La nef principale

Le Bernin a réalisé la majeure partie de la décoration qui est d'un baroque écrasant.

La vaste nef principale est séparée des nefs latérales bien plus étroites par quatre larges arcades dont les piliers colossaux sont dissimulés par des pilastres corinthiens. Les transepts contiendraient chacun une église.

A l'entrée, un grand disque de porphyre désigne l'endroit où Charlemagne a été couronné, ainsi que ses successeurs.

Le dallage où tout se reflète est splendide.
Des rubans de bronze incrustés dans le pavement renseignent sur les dimensions des nefs des grandes cathédrales du monde.

Il faut lever les yeux vers la coupole (cupola) chef-d'oeuvre de Michel-Ange, éclairée de 16 fenêtres, prolongées de compartiments se rejoignant au sommet.

Cette coupole immense est soutenue par quatre gigantesques piliers pentagonaux de 24 mètres de diamètre. Elle peut être visitée, ainsi que la terrasse qui permet d'admirer le célèbre panorama de la ville.

L'intérieur de la coupoleIl faut observer les mosaïques qui sont incrustées dans les quatre médaillons des pendentifs représentant les quatre évangélistes. Leur diamètre est de huit mètres.

L'inscription latine dans le ruban circulaire, à la base de la coupole, rappelle la parole divine "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise". Dans la lanterne apparaît Dieu le Père, avec les anges, le Christ, Marie, les Apôtres et les papes.

A la demande du pape Urbain VII, Le Bernin décora les quatre piliers porteurs de hautes statues de cinq mètres, représentant les saints dont la basilique possède les reliques : Saint André, Sainte Hélène mère de l'empereur Constantin, Sainte Véronique et Saint Longin, liés à la Passion du Christ.

Les niches qui les abritent datent du 17e siècle. Sainte Véronique et son voile est de Francesco Mocchi, Sainte Hélène rapportant des fragments de la vraie croix est d'Andrea Bolgi, l'apôtre André est de François Duquesnoy, et Saint Longin, le soldat romain qui perça de sa lance le torse de Jésus, est du Bernin.

Les reliques des quatre saints sont exposées lors des fêtes religieuses.

La confession (confessio) qui est la crypte du Martyre, en contrebas, conduit à la tombe de Saint Pierre, par un double escalier. La balustrade est éclairée en permanence de 95 lampes.

La Pieta de Michel AngeCent quarante sept papes sont enterrés dans divers lieux de la basilique. Les tombeaux sont remarquables. Le Bernin a réalisé celui du pape Alexandre VII (1678) dans un marbre polychrome d'un grain d'une finesse exceptionnelle.

La reine Christine de Suède y a aussi son monument. Elle avait abdiqué pour vivre à Rome, s'étant convertie au catholicisme.

Dans la première chapelle du bas, côté droit, à l'abri d'un panneau de sécurité, l'émouvante Pieta, première oeuvre du jeune Michel-Ange, immobilise la masse des visiteurs bouleversés par tant de beauté. C'est sa seule oeuvre qui soit signée.

Dans l'abside, la Gloria représente les cieux, en stuc doré, dans un baroque aux forts accents typiques. L'oeuvre compose la partie supérieure de la chaire de Saint-Pierre, la cathedra Petri, contenant un siège épiscopal du 4e siècle.

C'est à la demande du pape Alexandre VII que le Bernin exécuta, entre 1656 et 1666, cette grande construction de bronze de vingt mètres de hauteur, abritant le siège, qui est la relique la plus vénérée des chrétiens. Il s'agit en réalité d'un trône en bois qui servit pour le couronnement de Charles le Chauve, roi de France (843-877) fils de Louis le Pieux lui-même fils de Charlemagne.

L'oeuvre du Bernin revêt l'aspect d'un trône de bronze soutenu par quatre pères de l'Eglise. Il est couronné de putti (chérubins) et d'une gloire aux rayons qui entourent l'ouverture ovale d'albâtre, au centre de laquelle se voit la colombe, symbole du Saint Esprit. C'est le trait d'union entre le ciel et la terre.

 

Le Baldaquin
Le baldaquin de Saint-Pierre, d'une hauteur totale de vingt-neuf mètres, fut construit entre 1624 et 1633. Surmonté d'un globe terrestre et d'une croix, il laisse apercevoir la transition du courant Maniériste au Baroque.

Le Baldaquin

Commandé par Urbain VIII, l'ouvrage abrite le plus grand autel de la Chrétienté, sous la coupole de Michel-Ange. Seul le pontife peut y célébrer la messe.

Ses dimensions sont imposantes et l'élan qu'il imprime à l'espace est digne du génie des deux responsables de la partie centrale de l'église, Michel-Ange et Bramante.

C'est Bernini, dit le cavalier Bernin, qui en fut chargé. Muri à l'école de l'Antiquité par les plus grands maîtres, de Michel-Ange à Vignola, sa première oeuvre fut le colossal baldaquin. Il la commença lorsqu'il avait 26 ans.

Les quatre colonnes dont le bronze provient de la décoration du pronaos du Panthéon antique, s'élèvent en vrille. Leurs torsion est soulignée, à la base, par des cannelures. Le socle, en marbre, arbore les armoiries du pape. C'est une création d'une fantaisie libre, d'une rare virtuosité technique.

L'exubérance théâtrale du décor traduit l'esprit de recherche d'une époque en quête d'une nouvelle voie artistique. L'énergie de l'ouvrage offre enfin une dimension digne de la hauteur de la coupole.

Il faut observer les détails des pampres de vigne enroulés, des lambrequins en ciel de lit décorés des abeilles du pape Barberini, imitant parfaitement la souplesse des étoffes, des corniches, des angelots. Les volutes sont parées du chatoiement des jeux de couleur du bronze.

Le monument d'Urbain VIII
Dans l'abside de la basilique se trouvent vingt trois tombeaux de papes, tous remarquables, édifiés et sculptés par les plus grands maîtres.

A droite de la chaire de Saint-Pierre se dresse, dans une niche, le monument funéraire d'Urbain VIII, édifié entre 1627 et 1647 par Le Bernin.

Il fut le 233ème pape. Nafeo Barberini eut un long pontificat de 21 ans (1623-1644).
Ancien nonce à Paris, en 1604, il soutient la France dans la Guerre de trente ans contre l'empereur germanique et l'Espagne. Il interdit l'étude de l'astrologie et de l'astronomie (1631) et livra le savant Galilée à l'Inquisition (1633) mais il fit ensuite adoucir les conditions de sa détention.

La construction du Bernin est pyramidale, le pape étant placé très au-dessus des sarcophages et réalisé dans des matériaux de nature différente. Le sujet est coiffé de la tiare. Il semble animé, tant son geste de la main est plein d'assurance, pour donner sa bénédiction.

La tête du trône épiscopal est ornée des abeilles de l'emblème de l'illustre famille Barberini. Les allégories, de marbre blanc, de l'Amour et de la Justice, s'appuient au sarcophage. L'allégorie de la Mort, en squelette ailé, trace le nom du défunt.

La Statue en Bronze de Saint Pierre La Statue en Bronze de Saint Pierre
L'oeuvre se trouve sur le côté droit de la nef centrale, près du pilier de Saint-Longin, soldat romain. Elle est attribuée à Arnolfo di Cambio au 13e siècle.

Le père de l'Eglise est sur un trône. Tenant les clefs du paradis dans sa main gauche, il lève la main droite, pour la bénédiction, selon l'ancienne gestuelle grecque : l'index et le majeur tendus pour désigner les deux natures divine et humaine du Christ, alors que les trois autres doigts, repliés correspondent à la Trinité.

Les visiteurs, encore de nos jours, touchent le pied droit de l'Apôtre, ou l'embrassent, pour lui rendre hommage.  Autrefois ce baiser valait trente jours d'indulgence. La coutume veut de revêtir la statue de précieux vêtements de cérémonie, lors des fêtes religieuses, comme s'il s'agissait d'un pape vivant.

 

Le Tombeau du Pape Innocent VIII

 

 

 

Le Tombeau du Pape Innocent VIII
Le monument orne un pilier de la nef latérale gauche. Le 211ème pape, Cybo dont la vie fut fort dissipée, pratiqua la vente des bénéfices. Il lutta contre l'hérésie des Vaudois. Il a commandité l'édification du Belvédère.

L'artiste Antonio Pallaiolo a réussi un chef-d'oeuvre du quattrocento, en 1498.

Il s'agit de l'unique monument funéraire pontifical provenant de la basilique primitive.

C'était la première fois qu'un pape n'était pas représenté comme un gisant, mais comme un souverain trônant majestueusement. La main droite donne la bénédiction.

La main gauche tient une relique, la lance du soldat romain Saint Longin qui a transpercé le flanc du Christ. Cette relique a été offerte à Innocent VIII par le sultan ottoman Bayazid (que nous appelons Bajazet) en 1492.

 

 

Le Sarcophage de Junius Bassus
Le Sarcophage de Junius Bassus L'oeuvre se trouve dans la sacristie qui jouxte les salles du trésor exposant les pièces d'orfèvrerie. Elle fut réalisée dans un seul bloc de marbre. Elle a trait à un neogitus, c'est à dire à un homme qui a été baptisé sur son lit de mort.
Junius Bassus avait 42 ans, en 359 selon l'inscription.

L'art funéraire chrétien y possède, dans la diversité iconographique, un de ses plus importants vestiges.

Sur deux niveaux et séparés par des colonnes, les dix scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament ornent l'ouvrage où trône le Christ entre Pierre et Paul. Son pied gauche est posé sur la voûte céleste.

On y voit entre autres le sacrifice d'Abraham, la captivité de Pierre, Ponce Pilate devant son palais, l'entrée de Jésus à Jérusalem, l'arrestation de Paul.


Le Tombeau de Sixte IV
Au musée du Trésor, également, il faut admirer le tombeau du 210ème pape Francesco della Rovere (1471-1484) ancien général de l'ordre des Jésuites.

Il lutta contre les Médicis, laissant se tramer contre eux la conjuration de la famille Pazzi qui aboutit au meurtre de Julien de Médicis, frère de Laurent de Magnifique qui en réchappa, mais fut excommunié.

Le tombeau est en bronze. Il provient du choeur de l'ancienne basilique. Il date du 15e siècle et mesure 3 mètres sur 1m,66.

C'est une des premières oeuvres, à Rome, du Florentin Antonio del Pollaiolo (1432-1498) d'un grand réalisme. Le pape est exposé sur la partie centrale, revêtu de ses ornements sacerdotaux, la tête sur un coussin.

Une inscription énonce les grandes actions de son pontificat, comme la rénovation de Rome et l'édification de la chapelle Sixtine qui porte son nom.

La pièce de bronze, richement travaillée montre, sur les côtés, les allégories des vertus.

Les dix panneaux des parois concaves ont trait aux allégories des arts libres.

 

 


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